Auteurs

Jean Ferreux

Le zigzag est l’image qui me paraît la plus juste pour symboliser mon existence. Entre le centre et les marges. Mais pas seulement.

La conjonction des deux termes « centre » et « marges » que, sans en faire des antonymes, on oppose couramment, est fort dangereuse parmi toutes celles que tous, sociologues, travailleurs sociaux, politiques, hommes de la rue, nous manipulons le plus fréquemment. Même pris séparément, ils sont, l’un comme l’autre, d’une polysémie redoutable.

L’hypothèse que je fais, n’ayant, autant qu’il m’en souvienne, jamais été capable de comprendre la signification exacte de ces termes, est que « centre », qui n’est précis qu’en mathématiques, est une invention des enraillés pour désigner le pouvoir – le leur, cela va sans dire. Et que donc la marge – ou, dans la novlangue actuelle, les marginaux – renvoie à tous les machadistes. Sans pousser trop loin, « centre » signifierait « normalité », et « marge » serait égale à « différence ».

Et « différent », je me revendique comme tel. Des études d’un classicisme irréprochable jusqu’au bac, quelques petits zigzags déjà en fac, puis un demi-siècle de vie active pendant lequel j’ai zigzagué entre les métiers et les statuts professionnels, passant de la marine marchande à l’édition, via le transport aérien (quatorze jobs différents en vingt-cinq ans) et le métier de consultant, tout en poursuivant des études, et en devenant aussi enseignant en fac. Au milieu de tout ça, dix-huit mois de « sabbatique », qui m’ont vu, successivement, employé comme GO au Club Med, vendangeur puis chef de culture dans le Gers, traverser, de Tahiti à Tokyo, à quatre, sur une goélette, le Pacifique sud à la voile.

Suis-je marginal, pour autant ? Si tu y tiens, lecteur, je ne discuterai pas sur le mot. Sache seulement l’infini bonheur que j’éprouve dans ce cas à l’être.

Extrait de Bribes & Brilborions (à paraître)

Principales publications:

De l’écrit universitaire au texte lisible, Paris, Téraèdre, 2009.

Prise de ris[que], pamphlet autobiographique, Paris, L’Harmattan, 2011.

Bribes et brimborions
Pamphlet autobiographique 2019

Ntsama Abah

Ville de résidence : Cergy(95 000)

Site web et/ou blog si existant

ntsama.abah@gmx.fr

Docteur vétérinaire, il est passionné de lectureet d’écriture. Dès son plus jeune âge, il se découvre un amour pour les faits, lalangue française, les bandes dessinées, la littérature et en particulier lescontes, la fable et l’épopée. Il est l’auteur de 3 recueils différents (poèmes,nouvelles et contes) et d’un roman d’aventure.

Parmi les différents projets en cours,figurent principalement l’adaptation en bande dessinée de mon roman Vik, Larenaissance de l’Inoua.

Bibliographie + une fiche par livre

 En2012 et en 2013, il publie respectivement aux éditions l’Harmattan son recueilde poèmes intitulé « Partage » et son recueil de nouvelles intitulé « Un nouvelan pas comme les autres et autres nouvelles ». En 2016, il publie son romanintitulé « Vik, la renaissance de l’Inoua » aux éditions Edilivre. En 2017, ilpublie son recueil de contes intitulé « Contes de la forêt et de la savane,Fables d’ici et d’ailleurs » aux éditions Akoma Mba (Collection source dusavoir).

Livre1 :

Photode couverture 100% format d’origine

Titre:Partage

Maisond’édition: Harmattan Cameroun

Collectionsi existant: Poésie

Année:2012

Format:Broché (135 x 215 cm)

Nombrede pages: 116

NuméroISBN: 978-2296990524

Prix:13 € (livre papier); 9,99 € (livre numérique).

Lelien vers le site de l’éditeur si existant: http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37251&razSqlClone=1

Letexte de la quatrième de couverture: Partage, mélange de vers libres et versclassiques, est un recueil de poèmes riches et divers. Malgré la diversité desthèmes, ces poèmes se voudraient, en fait, une communion entre les êtres, unpartage de l’autre et du moi, un partage de mots, d’idées, de paroles, de vers,de sentiments, du temps qui passe… et surtout de vie. Car, au final, vivren’est-ce pas partager? Et partager, n’est-ce pas aller de moi à toi, et de toià moi? « … Apprenons donc dès à présent, A partager chacun un peu del’autre. Et prions surtout, Pour que personne n’oublie que vivre, C’estpartager. »

Livre2 :

Photode couverture 100% format d’origine

Titre:Un nouvel an pas comme les autres et autres nouvelles

Maisond’édition: Harmattan Cameroun

Collectionsi existant:

Année:2013

Format:Broché (135 x 215 cm)

Nombrede pages: 139

NuméroISBN: 978-2343012063

Prix:15,50 € (livre papier); 11,99 € (livre numérique).

Lelien vers le site de l’éditeur si existant: http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=40618

Letexte de la quatrième de couverture: Aujourd’hui encore, tandis que certainshommes en jugent d’autres sur la base de ce qu’ils peuvent paraître pour eux,et que d’autres ne cessent de se mêler des amours et de la vie de ceux qui lesentourent, d’aucuns quittent souvent les personnes qu’elles aiment comme desvoleurs… Tous refusent ainsi d’aller au-delà des apparences, d’appliquer ladevise latine duc in altum (avance en eauxprofondes)… Et pourtant, après le mois de décembre qui marque la fin d’uneannée, vient le mois de janvier qui marque le début d’une nouvelle année… C’estle paradoxe des cycles, le paradoxe de la vie. Les jours succèdent aux nuits,les nuits succèdent aux jours… Un nouvel an pas comme lesautres et autres nouvelles est ainsi un recueil de huit nouvellesqui illustre la dure réalité de cette existence, qui peut tout nous donnerd’une main, et aussitôt tout reprendre de l’autre, même ce que nous avonsobtenu à la sueur de notre front. Texte après texte, se côtoient ainsi les cyclesdu crépuscule et de l’aube, de la jeunesse et de la vieillesse, des doutes etde l’espérance, de la différence et des similitudes, de l’homme et de la femme,de la trahison et de la loyauté, de la déception et de la certitude, de la peuret du courage… Mais de courage et d’audace, n’est-ce pas ce dont a besoin touthomme qui voudrait s’affirmer? N’y a-t-il pas une lueur d’espoir etd’inspiration sur les choses apparemment banales de la vie courante?

Livre3 :

Photode couverture 100% format d’origine

Titre:Vik, La renaissance de l’Inoua

Maisond’édition: Edilivre

Collections existant:

Année:2016

Format:Roman (134×204)

Nombrede pages: 258

NuméroISBN: 9782332973658

Prix:19,50 € (livre papier); 4,99 € (livre numérique)

Lelien vers le site de l’éditeur si existant: https://www.edilivre.com/vik-f-ntsama-abah.html/

Le texte de la quatrième de couverture: Sous le poids des secrets, des intrigues et des luttes internes pour le pouvoir, les quatre royaumes, Lune, Feuille,Terre et Métal anciennement unis sous le nom de l’Inoua, s’entre déchirent maintenant depuis des années. Vik qui accède au trône du royaume de la Feuille dans ces circonstances, se retrouve dans une situation délicate : il doit faire face à la menace que représente le royaume de la Lune au travers de son machiavélique roi et de sa cour. Vik ne le sait pas encore, mais le séjour de Fleur de Lys chez Mavini, ainsi que son profond désir de paix, vont l’entrainer dans une quête qui changera à jamais son existence et le destin de son peuple.« Par l’espace de récit et les onomastiques, le livre plonge le lecteur dans les méandres des luttes pour le pouvoir et présente d’une manière agréable les pratiques et techniques employées par les différents protagonistes. »

Livre 4 :

Photode couverture 100% format d’origine

Titre:Contes de la forêt et de la savane, Fables d’ici et d’ailleurs

Maisond’édition: Editions Akoma Mba

Collectionsi existant: Source des Savoirs

Année:2017

Format:21 x 15 cm

Nombrede pages: 215 p.

NuméroISBN: 978-9956-10-066-8

Prix:10 000 FCFA, 20 €

Lelien vers le site de l’éditeur si existant:

Letexte de la quatrième de couverture: CONTES DE LA FÔRET ET DE LA SAVANE, FABLESD’ICI ET D’AILLEURS est un recueil de contes qui nous plonge au carrefour dedifférentes cultures camerounaises et dans un sens plus large, d’Afriquecentrale. Ici, à travers un mélange très surprenant entre littératurefrancophone et langue maternelle qui s’appuie sur ce contexte culturel particulier,l’auteur laisse transparaître en toute simplicité la puissance et ladélicatesse de la transmission orale dans nos contrées. Constitué de dix contesd’inégales longueurs, l’ouvrage présente les aventures exceptionnelles dedifférents êtres vivants dans lesquels l’homme côtoie bien plus que ses frères« animaux » ou « insectes »… En effet, et au travers de ces multiplesaventures, il côtoie aussi bien la sagesse, que son histoire et celle du mondedans lequel il vit.

Partage

Ce soir,

En ce lieu,

Et sans le savoir pour la plupart,

Nous célébrons un idéal,

Un sublime idéal.

En effet,

Réunis dans la même pièce,

Et venant de divers horizons,

Nous partageons un même idéal :

Un idéal de partage.

Mieux encore,

Rassemblés autour d’une même table,

Et partageant le même repas,

Nous vivons le même idéal :

Un idéal de partage.

Ce n’est pas un rêve,

Ce n’est pas une utopie,

Mais c’est une réalité,

La seule réalité.

Car partager,

C’est déjà échanger quelques paroles,

Échanger quelques sourires,

Manger ensemble,

Être ensemble,

Vivre ensemble.

Tout simplement,

C’est déjà respirer.

Et trop souvent,

Nous l’oublions,

Alors que tout dans la nature nous le rappelle,

Et alors que la vie n’est en fait qu’une succession de partages,

Une succession de dons et de cadeaux.

Nous recevons la vie

Et nous devons la donner.

Pas seulement en procréant,

Mais à travers tous les actes de notre vie.

Car même dans notre mort,

Nous sommes donnés en partage.

Tous,

Sans exception !

En partage.

Et aucun être vivant n’échappe à cette règle.

Apprenons donc dès à présent,

À partager chacun un peu de l’autre.

Et prions surtout,

Pour que personne n’oublie que vivre,

C’est partager.

Car au final,

La seule chose que nous léguerons à nos enfants

C’est la terre en partage.

Brigitte DUSSERRE-BRESSON

NOAILLES  60430

b.dusserrebresson@gmail.com

à propos de…

plasticienne, peintre-graveur

livres d’artiste, illustration de recueils de poésie

mon travail est pluriel, multiformes

la main crée au contact des matières rencontrées

façonne au fil des impressions engrangées et soudaines

la trame des vécus tisse les fibres imprime et s’affiche

donne à ré – fléchir, interroge et invite les imaginaires

entre créateur et spectateur les histoires se conjuguent

les mots se tricotent et se croisent

projets en cours

blues du ramasseur de bouteilles  Eric Sarner

Livre d’artiste – Eléments scéniques

Mise en voix avec accompagnement musical à la guitare basse-Lectures par deux comédiens

Gabralga ( Philippe Rambault) impressions textiles  format et nombre de pages non encore défini – photos + poèmes suite aux visites à l’Usine désaffectée Vanoutryve de Mouscron     livre et/ ou exposition des photos/ gravure   méthode de transfert sous presse

Blues bruns  d’un ours des Pyrénées  Une série de poèmes confiés par Pierre Maubé Un livre d’artiste, gravé de bruns et rouges  sur pages noires 

En Fatrasie Equatoriale, il y a, j’en suis sûre…

Livre pour enfants et quelques adultes.

Elle collabore avec des auteurs de poésie pour:

  • des illustrations, accompagnements de recueil de poésie enfant, adultes chez différents éditeurs
  • des livres d’artiste, livres objet, pages à écriture, des accompagnementsplastiques utilisés lors de lectures, présentations
  • collaboration pour des projets bien spécifiques :
  • interventions ateliers écriture littéraire et graphique à la clinique psychiatrique de LaBorde avec l’auteur Nicolas Gille
  • maison nomade de poésie de Picardie: Jean Foucault
  • cirque Jules Verne d’Amiens : ateliers conjoints écriture/ arts plastiques, interventions diverses
  • la réalisation d’éléments mêlant image et mots destinés à donner à voir, lire, lapoésie dans des lieux publics : centres commerciaux, rue.
  • Des interventions auprès d’un public de jeunes au Familistère de Guise

Collaborer avec des metteurs en scène, comédiens pour la réalisation de décors, éléments scéniques

C’est aussi de la gravure, desrecherches plastiques alliant les matières – textile, papier – terre et lessignes graphiques – impressions plurielles –

recherches de bleu cobalt sur céramique
papier ciment encres craies pigments
gravure

Nicole Dubromer

Cergy-95800 
nicoledubromer@gmail.com
www.nicole-dubromer.com
www.fleursdebanlieue.fr
Tel : 06 50 53 03 18

Présentation de l’auteur : Nicole Dubromer

2 rue de La Veillée 95800 Cergy
Etudes Supérieures : Paris-Sorbonne diplômée de Lettres modernes Ecoles : Ecole du Louvres-Paris
Institut d’Anglais Paris

Fonction : professeur de lettres modernes à l’Éducation nationale en retraite

Activités littéraires :

Fondation de l’association Fleurs de Banlieue ayant pour objectif la promotion de la poésie auprès des habitants de banlieue et distribution de prix aux enfants participants.

Lectures de textes en public au cours de fêtes, réunions et rencontres diverses

Présentation d’auteurs actuels à la Société des Poètes Français

Publications dans des revues : Les Amis de Thalie, L’Etrave, L’Agora

Anthologies :
Quatuor Poétique édité par les Amis de Thalie
Anthologie des poètes Français 2017

Concours :
3ème prix du Château de Castries pour « Le Paradis des Poètes »
2ème prix de poésie libre à l’Ecole de la Loire (2017) pour « Elle parle au vent »
1er prix de poésie libre à l’Ecole de la Loire (2018) pour « les quatre saisons à Giverny »

Projets :  

Concours de poésie local et national (pour ceux qui auront été primés en local)

Conférence :

« Les Origines de la poésie »

La poésie aide le patrimoine :

«Un après-midi au château »

Parutions :                  

Fleurs de Banlieue : Edition Nouvelle Pléiade (2014)

Venus D’Ailleurs : Edition des Poètes Français (2015)

Elle parle au Vent : Edition Nouvelle Pléiade (2016)

Sur une Dalle de Béton : Edition Nouvelle Pléiade (2ème trimestre 2017)

L’Oiseau Bleu : Edition Nouvelle Pléiade(4ème trimestre 2017)

Impromptu Virtuel : Edition des Poètes Français (4ème trimestre 2018)

Jean-Philippe Aizier

Jean-Philippe AIZIER

jean-philippe.aizier@wanadoo.fr

Auteur et plasticien
Né le 01.09.1960 à l’Isle-Adam (Val d’Oise)
Licencié en Administration Économique et Sociale      

– Membre de l’association Arts & Lettres de France
– Membre de l’association Lélia (écrivains et métiers liés – l’Isle-Adam)
– Administrateur de l’association Les Beaux Arts de Beaumont-sur-Oise
– Membre de l’association Prisme et Nuances, animateur de l’atelier et des cours « Expression           contemporaine »

 –  Vice-Président de l’Artistique de l’Isle-Adam

Projets

– Les Jardins du Professeur (contes), inédit
– « Le rêve est là qui assaille vos nuits » (réflexions sur le rêve assorties de citations)

Bibliographie et/ou action littéraire

Œuvres littéraires et théâtrales :

Poésie contemporaine 

 « Au fil des saisons » (poésie illustrée)  Éditions Le Pré du Plain (2014)

–  « Rivages suivi de Arrêts sur Images » (poésie)  Éditions des Silves (2007)

–  « Bestiaire » (poésie illustrée)  ouvrage co-réalisé avec Daniel Gaubert, graveur.

   Éditions de Saint Mont (2006)

–  « Ici, là & ailleurs » (poésie illustrée)  éditions associatives « Association pour l’art en      tous lieux » (2003)

–  « Côté jardin » (poésie)  Éditions de Saint Mont (2003)

–  « Séjour chez Nout » (poésie)  La Bartavelle Éditeur (2000)

–  « Singulier voyage » (poésie)  Éditions Fus’Art (1999)

–  « La bouche sous les draps » (poésie)  Éditions Saint-Germain-des-Prés (1997)

Poésie illustrée

illustration du recueil « La vie, les jours » de Micheline Hecquard   Éditions Isandra (2016)

– « Fabuleuse Nature » ouvrage co-réalisé avec Daniel Gaubert, graveur. Auto-édition  (2015)

Récits 

–  « Via El Paso » (roman)  Éditions des Silves (2009)

–  « L’homme aux deux visages suivi de Tranches de villes » (récits)

    Éditions de l’Officine (2006)

Théâtre

– Auteur d’une comédie musicale sur fond de fresque historique, « Raconte-moi Méru », interprétée en 2000 à la Salle  du Thelle à Méru (Oise)
« L’histoire de Méru, cité de la nacre, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours, présentée en treize saynètes » (textes et chants). Comédie musicale interprétée à six reprises à Méru (Oise) – septembre/octobre 2000 – par la compagnie théâtrale Nickrysyann avec le concours d’Arc de Cercle, La Chantelaine, Plein Ciel, Sud Picardie Théâtre et les élèves de Marina Moray.
– Auteur d’une pièce de théâtre contemporain, « Le Rendez-vous »

Teresa Petitjean

Teresa PetitjeanPetitjeanTeresa-photo

Email : teresa.petitjean@gmail.com

Cergy le Haut.

 

Présentation auteur

Teresa Petitjean, alias « Tessy », exerce en tant que Psychologue clinicienne en région parisienne. Née au Pérou, son attachement pour sa langue maternelle, l’espagnol, s’exprime au travers de soirées bilangues dédiées à la poésie hispanophone.

Elle associe souvent ses écrits aux œuvres d’artistes peintres, sculpteurs et plasticiens lors d’expositions dédiées.

 Son parcours enrichi par différents séjours à l’étranger : Afrique francophone (Sénégal, Cameroun, Tunisie), Amérique du sud (Equateur, Chili…) lui ont permis d’entrer en relation avec des gens d’autres langues et d’autres cultures.  Chaque découverte a toujours stimulé son désir d’aller toujours à la rencontre des autres.

Sa sensibilité pour l’écriture vient « de loin et de près » : son enfance passée au Pérou ainsi que son installation en France où elle réside depuis longtemps. Ecrire devient un besoin vital pour elle :  laisser une empreinte, partager, témoigner…

Projets en cours

-Un récit de vie.

-Un recueil de poésie.

Bibliographie et expériences

-Janvier 2016, elle a publié une nouvelle « une autre vie » dans le recueil collectif « Quand le silence nous parle « aux Editions des Mots Migrateurs.

-Avril 2017, elle a écrit sur les gravures du peintre plasticien Annick Chenu en créant un livre-duo intitulé « Silences qui parlent » à l’occasion de l’exposition « Empreintes des femmes » à la Bibliothèque de Vauréal.

Isabelle Guyon

GUYON isabelle

GUYON95
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=17825

guyon.isabelle@orange.fr

Présentation :

 Après des études de lettres classiques en Khâgne à Marseille, puis à la Sorbonne à Paris, Isabelle Guyon s’est tournée vers le théâtre avant de commencer à écrire. Elle a aussi animé des ateliers d’écriture en milieu carcéral. Parallèlement à son travail d’écriture, elle enseigne aujourd’hui la littérature à des jeunes sourds et malentendants. « Dans chaque récit d’Isabelle Guyon il y a un véritable travail sur les mots, sur le rythme des phrases, sur l’écriture de façon générale.» L. Hazebrouck, écrivain. Ces récits évoquent des thématiques comme la relation avec une personne diminuée, que ce soit par l’âge ou le handicap (La Mer des Pluies et Identification); la relation mère-fille (La Mer des Pluies) ; notre rapport aux livres et à la culture (De Livres en îles) ; notre relation à la mémoire, au temps et au passé (Le Grain du Temps, Marseille retrouvée ) ; notre relation à la nature, aux autres, à l’enfance (Au sortir des forêts). « L’auteur montre des réalités souvent difficiles, mais sans jamais tomber dans le désespoir. Des portes intérieures s’ouvrent vers un ailleurs réconfortant, un ailleurs le plus souvent plein de fantaisie et de légèreté. En ce sens, c’est une écriture qui affirme un optimisme étrange et profond. » LH

Bibliographie

. « La Mer des Pluies », L’Harmattan, 2009

. « Entre deux bleus », in  «Les Quatre éléments »  Editions Mots Migrateurs, 2010

 . « Identification », L’Harmattan, 2010

 . « De Livres en îles », L’Harmattan, 2012

. « La nuit ne tombe pas » in  « Nuit d’encre » Editions Mots Migrateurs, 2014

. « Marseille retrouvée » , L’Harmattan, 2014

 

. « Le Grain du Temps », L’Harmattan, 2015

. « Au sortir des forêts », L’Harmattan, 2016

Un texte représentatif

 “ J’avançais, entourée d’ombres glacées. Le bruit né du moindre de mes gestes, de mon poignet agitant ma minuscule valise et de mes jambes passant l’une devant l’autre, résonnait aussi fort que si je brisais un vase de verre dans le silence désertique qui semblait s’être répandu de chaque côté de la route. L’étroite bande bitumée sur laquelle je progressais paraissait seule exister, passerelle suspendue, environnée par le néant. Comme un pont au-dessus du vide, le ruban de la chaussée flottait devant moi, et je pensais que j’allais chavirer d’un moment à l’autre de ce chemin ténu qui allait probablement s’évanouir, s’évaporer, emporté par le vent de l’hiver.

  Dans le souvenir de mon arrivée à Chamonix, à 6 ans, il fait toujours nuit, même si cela me paraît étrange. Peut-être était-ce une fin d’après-midi d’hiver ?

  Chamonix.

  Ce nom évoque pour la plupart des gens, je l’ai découvert plus tard, un lieu de vacances où l’on a envie de se rendre.

  Ce nom et celui du « Mont Blanc »  me remplissent d’effroi, encore aujourd’hui.

  J’arrivai donc de nuit à Chamonix.

  J’avançais vers une immense bâtisse aux murs sombres, marchant vers l’inconnu, dans cette nuit nue qui m’étreignait de ses bras d’acier serrés autour de moi, désertée par les miens, ne connaissant plus rien, ni les lieux, ni les personnes.

  Aucune lumière ne m’accompagnait, hormis celle d’une lune froide n’éclairant que d’un lait blanchâtre mes pieds sur la rue gelée. Elle laissait des flaques dégoulinantes d’argent autour de mes pas. J’avançais, ne voulant que reculer mais poussée d’un geste ferme vers l’avant par la personne qui m’avait récupérée à la gare. « Où allons-nous ? » eus-je la force d’articuler à voix basse. Mais, n’ayant peut-être pas été entendue, ma question resta sans réponse. Quelques mètres plus loin, je vis soudain, derrière la bâtisse vers laquelle je me dirigeais, une masse indistincte mais démesurée, monstrueuse, comme un aigle géant qui s’apprête à abattre ses ailes sur une proie.

  C’était la montagne obscure, à peine pâlie par les étoiles, le Mont Blanc, dont la neige drapée de gris bleuté ne reflétait que par endroits la lune, fantôme ténébreux envahissant de son suaire le ciel nocturne. » Au sortir des forêts