Nos défis littéraires

premier défi

Aller vers notre second défi

Nos « défis littéraires » ont un but thérapeutique: déparesser nos neurones en limitant cependant l’activité et la prolixité, ce qui n’est pas une mince affaire…ils vont fonctionner de la manière suivante:
-Chaque quinzaine un « défi littéraire » est proposé, sur un thème imposé à chaque membre des Encres mêlées qui le souhaite.

Il s’agit d’un texte à envoyer aux deux modérateurs (Sophie et René) dans la limite des délais indiqués. Le thème à traiter pour le premier défi est: « Qu’est-ce qui est essentiel pour vous?« -les textes devront être envoyés entre le 15 et le 30 novembre-

Une contrainte de longueur doit être respectée, maximum 300 mots, titre compris.

À vélo

-Dis-moi, mon ami, peux-tu enfin me dire ce qui est essentiel pour toi ?

-Je vais te livrer mon secret. Depuis notre naissance, nous sommes tous embarqués sur le vélo de la vie. Comme tu le sais, l’apprentissage en est difficile et l’équilibre ne peut se trouver que lorsque le vélo est en mouvement, en action. Pédaler exige des efforts, surtout lorsque le circuit présente des pentes difficiles.

-Mais l’essentiel est de toujours bien tenir le guidon pour maintenir la direction dans laquelle tu as décidé d’aller. Tu dois rester le maître de ton parcours et de ta destination. De plus, tu n’as pas peur de la crevaison et tu répares sur le bord du chemin.

-Mais où vas-tu ?

-Où te mènent ta liberté et tes choix. Enfant, tu roules sur les chemins caillouteux avec tes parents. Adolescent, tu files vite au lycée car tu as peur d’être en retard. Adulte, tu flânes sur les routes campagnardes en fuyant l’enfer urbain. Tu peux aller là où personne ne va au mépris des sens interdits et des limitations de toutes sortes. Si tu es très sportif, tu peux participer à des courses avec une équipe dévouée. Tu peux t’arrêter et admirer la nature qui se réveille au printemps. Tu prends le temps de voir, de comprendre, de rencontrer. Tu peux découvrir les chemins intérieurs…

-Pour quoi faire ?

Aux aventuriers qui les empruntent

S’offrent d’exquises clairières

Où filtre une douce lumière

Qui pénètre les cœurs sans crainte

Il n’est point de jours meilleurs

Que ceux où l’esprit s’aventure

Au fil des chemins intérieurs

Cueillir les fleurs nées dans la verdure.

 René Allétru

Le renard et le prince

 –    Connais-tu les ambitions des hommes ?, questionna le renard

 –   L’avidité, le pouvoir, les possessions, les honneurs et la gloire, répondit le petit prince

Le renard acquiesça :

-Ils traînent des boulets lestés par l’égoïsme et portent des valises bourrées de rancœurs 

-Et le sens de leurs vies ?

-Le connais-tu ? dit le renard

-Oui ! Il est semblable à un pauvre chien qui court après sa queue

-Ah bon ? s’étonna le renard

-Leurs yeux sont aveugles, brûlés par des écrans qui leur dictent les rêves, leur âme agonise au fond d’un compte en banque, leur cœur bat à l’arythmie de ces désirs futiles

-Mais toi, comment vis-tu ? lui demanda le renard

-Je me contente de l’essentiel

C’est à dire?

-D’une chose rare et précieuse

 Le renard se sentit déconcerté :

-Rare et précieuse ? Tous les humains rêveraient de posséder cette chose

C’est mon vœu le plus cher

  Le renard s’impatienta :

-De quoi s’agit-il ? dites-le-moi vite !!

De voir avec le regard du cœur, lui confia le petit prince

Comment ça ? ces yeux ne figurent sur aucune planche d’anatomie !

Mais ce regard existe, il suffit d’apprendre à s’en servir pour voir, affirma le petit prince

-Pour voir quoi ? dit le renard

Ce que les yeux ne peuvent pas distinguer, notre vraie nature

Vous m’apprendrez ? implora le renard

Pour vous apprivoiser ?

Le renard frotta son museau contre les jambes du petit prince :

-Apprivoisé…je le suis déjà ; j’aimerais que vous me rendiez vrai.

Nicolas Perquin

Second degré

Ma liste à la main, je restai interdite devant les rayons « rubalysés », recouverts de linceuls de plastiques noirs : mes chaussons avachis devraient souffrir encore un peu que je les traîne sur le carrelage de la cuisine, avec leurs semelles trouées par les frottements ; une prolongation avec soins palliatifs serait envisageable en respectant un cadrage serré lors des réunions en visio-conférence ! Le rayon suivant m’était également interdit : « un livre de cuisine, quelle idée ? » me lança une vendeuse, « vous trouverez des milliers de recettes gratuites sur Internet ! ».

Ah oui, bien sûr, les GAFA sont là, qui nous sauvent du désespoir. Ouf, j’en avais des sueurs froides à l’idée de rentrer chez moi avec un paquet de pâtes, du papier toilette fleuri et mes tranches de jambon sous plastique. Je lui aurais sauté au cou, à cette employée du supermarché, si ce n’étaient les règles de distanciation qui m’en empêchaient. Cela m’enleva un poids : plus besoin de se limiter à l’essentiel, Il suffisait de cliquer pour obtenir peinture, chaussure, brochure, nourriture, couverture, lecture…

Je vécus confinée pendant des semaines, reliée à cet Internet ombilical qui satisfaisait mes désirs.

Un matin, l’écran refusa de scintiller : panne de réseau ! Désespérée, je résolus de sortir. J’entrouvris la porte et risquai un pas dehors. Le crissement du gravier de l’allée me fit sursauter. Je me frayai un passage parmi les herbes folles qui m’arrivaient à l’épaule. J’aperçus d’autres ombres ; nous convergions en longues files vers le centre commercial, cœur excentré de notre ville dortoir. 

La déception fut incommensurable : de ces temples, il ne restait que ruines rouillées, enseignes borgnes, et vitrines désertes. 

Nous nous regardâmes, hagards : où allions-nous trouver notre essentiel ?

Sophie Fedy   

L’essentiel

L’eau et le soleil sont essentiels à la fleur

Le calme et la sérénité nécessaires au bonheur

La bonne humeur fait obstacle au malheur        

Le blé nous donne de la farine et du pain

L’essentiel est de manger pour ceux qui ont faim

Ne pas avoir froid, ne pas dormir par terre.

Quel serait votre vœu le plus cher ?

-Abolir la violence et la guerre

-Tendre les mains, ouvrir son cœur

 Régler les problèmes, et tout ce qui nous oppresse

Fuyons l’orgueil, la jalousie, agissons avec délicatesse

Dans ce monde agité donner un peu de tendresse

L’important, c’est le parfum d’une fleur dans la nature

Le sourire d’un enfant, une source d’eau pure,

Rester simple et vrai, en accord avec soi-même

A la recherche de la beauté, la joie et l’ultime

Partageons l’art, l’écriture : instants sublimes

Rien n’est plus beau que le cœur de l’être aimé

L’essentiel, c’est la liberté, l’essentiel c’est d’aimer.

                      Nicole Dubromer

L’essentiel pour moi

En cette période où quelques droits essentiels nous sont confisqués, la question devient opportune.

Privés de liberté d’aller et venir, nous voici confinés à grande échelle. Et comme si cela ne suffisait pas, on nous rappelle que la moindre sortie pourrait nous coûter cher en nous obligeant à nous munir d’une dérogation exceptionnelle justifiée. Privation de liberté, surveillance et punition sont d’habitude réservées aux criminels et ce, à la suite d’un procès que l’on exige équitable.

L’autre atteinte et non des moindres, à nos droits essentiels est notre privation de relation sociale. Animal social avant tout, nous voici condamnés à la distanciation si ce n’est à l’isolement pour les moins chanceux. Et les injonctions distillées à longueur de journée inoculent jusqu’à la peur de l’autre. Masqués ou plutôt bâillonnés plusieurs s’écartent intentionnellement à votre approche et gardent les yeux rivés au sol de peur de croiser d’autres regards potentiellement dangereux.

Un ami vivant seul en appartement me confiait récemment avec dérision, qu’il ne lui restait plus qu’à adopter un chien pour un peu de compagnie et s’octroyer quelques balades quotidiennes salutaires…

Pourtant malgré ce constat, je me promets de préserver l’essentiel pour moi, l’essence même de ma vie. Ce que je suis intrinsèquement, mon être profond, mon libre arbitre et mon intégrité.

Impuissante à changer la situation extérieure, je m’exerce à veiller sur mon attitude face aux événements. Moi seule peut agir sur ma colère, ma peur ou ma haine.

Cultiver mon discernement et prendre du recul pour poser un regard serein sur le monde qui m’entoure. Continuer à y voir la beauté de la vie. Reconnaître que tout est éphémère, même et surtout le pire.

Et savoir que l’autre est fait de la même étoffe que moi : vulnérable et en quête de bonheur et d’amour.

                                                                             Michelle Champion

          

Qu’est-ce qui est essentiel?

Question indiscrète à laquelle je ne répondrais pas en temps ordinaire.

Réponse difficile si je n’adhère pas aux trouvailles du Gouvernement. Le politiquement incorrect est-il toléré ?

Mais avant de tenter une réponse, je veux me référer à la définition du mot « essentiel » telle qu’elle est donnée dans « Le Petit Robert » mon dictionnaire habituel, en hommage à Alain Rey qui a quitté cette terre récemment.

Essentiel, ielle : Philosophique ou littéraire – Qui est ce qu’il est par son essence et non par accident.

Courant : qui est absolument nécessaire (opposé à inutile)

Qui est le plus important (opposé à secondaire)

Ces définitions ne sont qu’un extrait de l’article « essentiel » mais donnent l’essentiel du sens du mot.

Ce n’est pas une lapalissade mais la vie est essentielle. La vie dans son incarnation humaine. Alors essayons de dire ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas !

Commençons par la chair. De quelle fonction pourrions-nous nous passer ? De quel sens pourrions-nous être privés ?

Poursuivons par l’esprit : toute la palette des sentiments, les nobles et ceux qui le sont moins ; ils permettent d’apprécier les premiers. Je nominerai quand même l’amour et l’amitié.

 La pensée, la réflexion, la parole, la mémoire, l’humour, et ramassées en un mot, les vertus, les défauts… Et j’en oublie, sans doute ce qui, à première vue, ne me paraît pas essentiel !

Que choisissez-vous de mettre au panier, puisque jugés secondaires ?

Je tiens à mes défauts, à mes qualités aussi et je ne vois rien à retrancher et sans forfanterie je me sens essentielle, aux autres et à moi-même.

                                                                 Mireille Bardolle

                             

                                                                                                        

L’essentiel, quoi !

La forêt de mon enfance

Les présents du présent

Les couleurs contrastées

De cet automne si lent

Le sourire d’un enfant

Les merveilleux nuages

L’eau

La mer

L’étang

La rivière

Et mes bains d’hiver

La poésie

Celle que l’on écrit

Celle que l’on vit

Le regard si tendre du chien

La musique

La danse bien sûr

L’amitié

L’étreinte de mon bien-aimé

La paix dans le monde

Et dans les âmes amies

L’essentiel, quoi !

Béatrice Bastiani-Helbig

L’essentiel de Micheline

Ce serait simple : des idées, des mots, une demi-page ! Fastoche, diraient les gosses !!

J’ai voulu écrire quelques mots …ils se bousculent :

Amour, sensualité, amitié, rencontre, famille, amis,

L’espace, la nature, mer et montagne, animaux, arbres et fleurs,

L’art sous toutes ses formes et puis: écrire et voyager

Et le rire ? Je l’avais oublié !!

                                                                        Micheline Hecquard

Un essentiel

Elle souhaiterait

Avec grande délicatesse déposer ici

Un monde essentiel

Réduit à cet espace défini mis sous cloche

S’y trouveraient sur un sol de mousse touffue 

Quelques invertébrés farfouilleux

En attente d’envols

Et ceux-ci grignoteux de graines et brindilles

A tout vent, parsemées

Les regards ici réunis d’êtres chéris

Ceux résidant aux confins de son territoire

Fragile et mouvant

S’y seraient blottis

Ce sont arpenteurs

De sentiers de longue connaissance

Ainsi dotés

Des pouvoirs de sagesse et imagination

Aptes à se satisfaire de ce qu’Ils nomment

Leurs Essentiels

Chacun se regarderait en silence

Surpris d’être là

Dans la tiédeur de ce jour

Paisible

Sans nulle attente d’un quelconque lendemain

                                             Brigitte Dusserre-Bresson

L’important c’est la fleur

                                      L ‘ IMPORTANT C’EST LA  FLEUR 

                                Quelle que soit la saison,  la fleur est au rendez-vous.

     Quoi de plus merveilleux dans les sous-bois au printemps, alors que les feuilles n’ont pas

                                               encore colonisé les arbres, que ces petites jacinthes  aux clochettes

                                               violettes émergeant des broussailles

     Quoi de plus admirable que ces coquelicots rouge-feu épanouis sur une tige fragile, se

                                             dandinant au bord des champs de blé dorés par le soleil de l’été.

                                              Ils apportent une note de fraîcheur .

      Quoi de plus extraordinaire que le bleu de ces petites gentianes surgies des rocailles

                                                 à flanc de montagne, elles égaient l’aridité de l’environnement

      Quoi de plus ravissant pour les yeux que la rose aux pétales parsemés de gouttelettes

                                                  de rosée qui à l’aurore d’un nouveau jour hébergent des

                                                   petits arcs-en-ciel.

                                                   Tout le ciel est dans la rose.

                                    La fleur nous offre tout le bonheur à ac/cueillir !!!!!

Marie Jo Sana

Joe Joker

Joe Joker avait un mal de chien. C’était son bras. Il le mettait en haut, l’index visant le ciel. Le mal transperçait son corps. Il était planté là, sur son vélo, main en l’air. Bien plus tard il apprenait qu’  un des effets secondaires d’un vaccin pour la Covid19, c’était ça, un mal au bras.

Joe Joker voulait acheter un vaccin contre la peur. Il en était malade. La peur rognait sa tête. L’hélicoptère qui passait au-dessus de lui, c’était la police, avec une caméra vissée sur sa tête, avec son regard plongé dans le caniveau.

La voiture de Police était garée au coin de la rue.

Joe Joker regardait l’état de son masque. Il avançait masqué et son masque était bourré de microbes. Des milliards enfermés … comme dans le monde, des milliards de gens enfermés.

Des parcs fermés. Des bords de fleuves fermés. Des bois fermés d’accès. Des montagnes fermées d’accès. L’interdit. Il fallait l’interdire, l’interdit. Il faut rire de tout. C’est un garde-fou.

Des drones, des caméras de surveillance, des hélicoptères.

Joe Joker ne croyait plus en rien. Le pinard, des clopes autorisés. Des bibliothèques fermées. Des magasins fermés. Des ventes en ligne qui flambaient.

Des guerres partout. Un réchauffement climatique. Un monde en feu, un monde qui brûle tandis que les plus riches deviennent encore plus riches.

Joe Joker avançait masqué. Sous les contrôles des drones, des hélicoptères, des caméras de vidéo-surveillance.

L’isolement. En attendant l’arrivée du vaccin, des lois draconiennes votées réduisant la liberté.

Il levait son bras et pointait son index au ciel. La liberté, pour lui, c’était l’essentiel.

La réponse tombait.

Il fallait combattre le virus de la peur par un virus encore plus fort. Le virus de l’amour.

L’amour du prochain, du voisin. L’amour du virus de la vie.

                                                                              Chris Brook

          L’essentiel, c’est le hasard…heureux

Par un heureux hasard, j’avais dû être plâtré, à la suite d’une entorse de la cheville. Et vous appelez ça un « heureux hasard » ? Oh combien ! Car, immobilisé chez moi, je n’ai pas pu retrouver les copains au Bataclan … c’était le 13 novembre 2015.

Par un heureux hasard, moi qui déteste tous les jeux, précisément dits « de hasard », j’avais, à l’instigation d’un ami, parié avec lui quelques euros à Euromillions. Il m’avait réveillé au milieu de la nuit pour me dire que nous avions touché le gros lot. Mais il s’en était également vanté auprès de tous ses copains. Et, très vite, je fus l’objet de sollicitations innombrables. Auxquelles je répondais que j’avais offert mon gain aux Restos du cœur. Intention fort louable. Mais inaboutie. Une croisière aux Caraïbes m’a fait beaucoup de bien…

Par un heureux hasard, j’avais, à une minute près, raté le bus. Le prochain serait donc dans vingt-neuf minutes. Mais je n’en étais pas à une demi-heure près, et il faisait un temps splendide. Je m’installai dans l’abribus, allumai une pipe et me plongeai dans la lecture. « Pouvez-vous me passer du feu ? » quelqu’un s’était installé à côté de moi. Machinalement, sans me tourner, je tendis ma boîte d’allumettes. « Merci », et je dus tourner la tête pour récupérer mon prêt. Elle était la jeune femme la plus ravissante que j’aie jamais vue– le début d’une idylle qui dure encore.

Par un heureux hasard, le marchand à qui j’avais acheté des plants de salade, s’était trompé, et m’avait vendu des plants de cucurbitacées. Mon étonnement lorsque je vis des fleurs d’un superbe jaune orangé. Et ma joie lorsque poussèrent, à gogo, potimarrons, bleues de Hongrie, longues de Nice, brodées galeuses et autres espèces.

                                                                                         Jean  Ferreux

   L’enfant

Rien n’est plus attendrissant que de prendre un tout petit dans ses bras et être témoin de son éveil chaque jour. L’éveil du bébé est avant tout sensoriel. Il s’appuie sur ses cinq sens : toucher, sentir, voir, écouter, goûter pour saisir son environnement.

Quand il fait ses premiers pas, il se lance à la conquête du monde avec l’insouciance de son jeune âge. Il déploie beaucoup d’énergie, il court, il saute, il bouge, il se déplace, il cherche à aller le plus loin possible. Il jubile de joie et de bonheur. C’est l’apprentissage de l’autonomie. 

Quand il commence à parler, sa curiosité s’exprime par ses mots, dans sa langue infantile, il veut tout savoir :

– « Maman, c’est quoi ça ? » « Et ça ? »  « Et ça ? »  Et c’est sans fin jusqu’à ce qu’il entende la voix de ses parents répondre à ses demandes. Il s’apaise, un grand sourire se dessine alors sur son doux visage, il est ravi, maintenant il sait. Il est entré dans l’univers de la connaissance.

Toutes ces découvertes jubilatoires se poursuivent tout au long de ses premières années que nous avons tous traversées.   

 N’oublions pas ce petit enfant que nous avons été à un moment de notre existence. Cet enfant qui se réveille en vous quand vous êtes émerveillés face à un coucher de soleil sur la mer, ou fascinés au passage des étoiles filantes dans le ciel. C’est ainsi que la magie de se sentir vivant au milieu de la beauté de l’univers s’opère dans vos cœurs.

                                                                       Teresa Maria Petitjean